Diplômes et équivalences professionnelles
Faire reconnaître un diplôme ou une licence professionnelle obtenue à l'étranger n'est pas automatique en Israël. Ce guide distingue l'évaluation générale (pour un CV/salaire) de la licence obligatoire pour les professions réglementées.
Les procédures de reconnaissance évoluent régulièrement (conditions, examens, organismes). Ce guide donne le cadre général au 2026 — vérifiez toujours les conditions actuelles auprès de l'organisme compétent avant d'engager des démarches ou une formation complémentaire.
Il existe deux évaluations distinctes, qui ne servent pas au même usage — ne pas les confondre évite de perdre du temps.
- Évaluation générale du diplômePermet de faire reconnaître un diplôme pour un emploi non réglementé ou un classement salarial dans la fonction publique. Gérée par le Département d'Évaluation des Diplômes de l'Étranger du Misrad Haklita. Ne donne pas le droit d'exercer une profession réglementée.
- Licence professionnelle (Rishayon)Obligatoire pour exercer une profession réglementée (médecin, avocat, ingénieur, infirmier, psychologue, dentiste, pharmacien, expert-comptable…). Délivrée par l'organisme de tutelle de la profession, après dossier et souvent un examen d'État.
Pour un diplôme universitaire sans profession réglementée associée, le Département d'Évaluation des Diplômes Académiques de l'Étranger (Misrad Haklita) compare votre diplôme aux équivalents israéliens reconnus, selon les normes du Ministère de l'Éducation et de la Commission de la Fonction Publique.
Cette évaluation peut différer de celle d'une université : un cursus de 5 ans à l'étranger peut être compté comme un Master pour un classement salarial, mais seulement comme une Licence par une université si vous souhaitez poursuivre vos études — vérifiez laquelle des deux démarches correspond à votre besoin avant de déposer un dossier.
- 1Rassembler les diplômes et relevés de notes — Originaux, photocopies et, si besoin, programme détaillé des cours (syllabus) par matière.
- 2Traduction certifiée — Traduction en hébreu ou en anglais par un traducteur agréé si les documents originaux sont dans une autre langue.
- 3Dépôt du dossier — Auprès du Misrad Haklita (pour les Olim) ou du Bureau d'Évaluation des Diplômes Étrangers du Ministère de l'Éducation (classement salarial fonction publique, enseignants).
- 4Réception de l'équivalence — Un document précisant l'équivalence académique reconnue (Licence, Master…) — à conserver pour vos candidatures.
Pour ces professions, exercer en Israël sans licence est illégal, même avec un diplôme étranger reconnu par ailleurs. La liste officielle complète est publiée par le Misrad Haklita — voici les démarches des professions les plus demandées par les Olim francophones.
- Diplôme(s) original(aux) — garder l'original, ne jamais envoyer que des copies certifiées.
- Relevé de notes complet et détaillé, signé par l'établissement d'origine.
- Programme des cours (syllabus) par matière si demandé — surtout pour les professions de santé et l'ingénierie.
- Apostille (ou légalisation consulaire selon le pays) sur les documents académiques.
- Traduction certifiée en hébreu ou en anglais par un traducteur agréé si l'original est dans une autre langue.
- Justificatifs d'expérience professionnelle (contrats, attestations employeur) — déterminants pour les exemptions d'examen (avocats, experts-comptables).
Bon à savoir, toutes professions confondues : le Misrad Haklita rembourse jusqu'à 4 000 ₪ des frais de traduction et de notarisation engagés pour transférer une licence professionnelle — conservez tous vos reçus et demandez ce remboursement après l'Alya.
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