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Résultats des élections en Israël 2026 : qui a gagné et que se passe-t-il maintenant ?

28 octobre 202610 min de lectureMis à jour le 5 novembre à 3h00

Le Likoud de Benjamin Netanyahu reste le premier parti avec 27 sièges, devant Yashar de Gadi Eisenkot (21 sièges). Mais aucun camp n'atteint les 61 sièges nécessaires pour gouverner : le bloc du gouvernement sortant obtient 53 sièges, l'opposition sioniste 48, et les deux listes arabes un record de 19. Les résultats officiels ont été publiés le 30 octobre ; le Président Isaac Herzog commence ses consultations le 4 novembre. Cet article est mis à jour régulièrement jusqu'à la formation du gouvernement.

Dernière vérification : 5 novembre 2026 à 3h00 (heure d'Israël). Les faits ci-dessous sont recoupés dans plusieurs médias israéliens ; la seule source officielle pour les résultats reste la Commission centrale des élections. OlimAid reste strictement neutre : nous rapportons qui a dit ou fait quoi, sans commenter ni pronostiquer.

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5 novembre (nuit)

Avant la deuxième journée de consultations, Raam a décidé de recommander Gadi Eisenkot à Isaac Herzog, et la Liste unifiée devrait faire de même jeudi selon un de ses députés (Jerusalem Post, Anadolu). Yahadout HaTorah n'a pas annoncé de recommandation ; selon un des comptes rendus, le parti pourrait n'en faire aucune. Si la Liste unifiée suit, les listes derrière Gadi Eisenkot totaliseraient 67 sièges (Ynet). Aucun mandat n'est encore attribué.

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4 novembre (soir)

Premier soir des consultations chez Isaac Herzog : le Sionisme religieux-Zehout et Shas lui recommandent Benjamin Netanyahu, Israël Beitenou recommande Gadi Eisenkot (Jerusalem Post, Haaretz). Avigdor Liberman exclut toujours un gouvernement minoritaire qui dépendrait des partis arabes et refuse de siéger avec Benjamin Netanyahu. Les consultations reprennent jeudi 5 novembre ; le Likoud sera reçu en dernier. Le mandat n'est pas encore attribué.

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4 novembre

La Commission centrale des élections certifie les résultats et les remet à Isaac Herzog. Selon Al Jazeera, Ynet et i24NEWS, elle n'a trouvé aucune preuve de fraude après un contrôle de 9 069 bureaux de vote ; le juge Noam Sohlberg met en garde contre les voix qui sèment le doute sur le scrutin, tandis que l'enquête du Shin Bet sur d'éventuels financements étrangers se poursuit.

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2 novembre

La présidence annonce le calendrier : Isaac Herzog recevra les listes élues à partir du mercredi 4 novembre à 17 h, en commençant par les plus petites (d'abord le Sionisme religieux-Zehout), pour « examiner différentes possibilités de formation du gouvernement » avant de recevoir les grands partis. Il doit confier le mandat à un député au plus tard le 11 novembre.

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2 novembre

Selon le Times of Israel, Ynet et i24NEWS, des responsables de Yahadout HaTorah envisagent désormais de laisser passer un gouvernement minoritaire de Gadi Eisenkot en s'abstenant, sans entrer dans la coalition. Le point de blocage reste la loi sur le service militaire : Gadi Eisenkot refuse une loi qui permettrait des exemptions larges. Avigdor Liberman refuse toujours un gouvernement qui dépendrait des partis arabes.

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1er-2 novembre

Les Démocrates annoncent qu'ils recommanderont Gadi Eisenkot, comme Yashar, Beyahad et Israël Beitenou. Côté listes arabes, la Liste unifiée penche vers une recommandation de Gadi Eisenkot selon l'un de ses responsables, mais ni elle, ni Raam, ni Yahadout HaTorah ne se sont encore engagés (Ynet, i24NEWS). Youssef Jabareen (Liste unifiée) précise que son parti n'a pas l'intention d'entrer dans la coalition ; Mansour Abbas (Raam) se dit prêt à entrer dans un gouvernement Eisenkot.

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1er novembre

Selon le Jerusalem Post et Arutz Sheva, un proche de Benjamin Netanyahu affirme qu'Isaac Herzog et Donald Trump pourraient servir de garants d'un gouvernement d'union entre Benjamin Netanyahu et Gadi Eisenkot. D'après la presse israélienne, Benjamin Netanyahu n'exclurait pas une rotation au poste de Premier ministre. Gadi Eisenkot n'a pas accepté cette option à ce stade.

Onze listes franchissent le seuil de 3,25 % et entrent à la 26e Knesset. Sous la barre, notamment : Les Réservistes (2,7 %) et Peuple d'Israël (1,7 %). Bleu Blanc, le parti de Benny Gantz, s'était retiré de la course le 19 octobre, les sondages le donnant sous le seuil.

Résultats officiels de la Commission centrale des élections (30 octobre 2026)

Likoud

Tête de liste
Benjamin Netanyahu
% des voix
20,5 %
Sièges
27

Yashar

Tête de liste
Gadi Eisenkot
% des voix
16,1 %
Sièges
21

Beyahad (Bennett-Lapid)

Tête de liste
Naftali Bennett
% des voix
9,3 %
Sièges
12

Liste unifiée (Hadash-Taal-Balad)

Tête de liste
Youssef Jabareen
% des voix
8,8 %
Sièges
11

Les Démocrates

Tête de liste
Yaïr Golan
% des voix
6,4 %
Sièges
8

Raam

Tête de liste
Mansour Abbas
% des voix
5,9 %
Sièges
8

Israël Beitenou

Tête de liste
Avigdor Liberman
% des voix
5,9 %
Sièges
7

Otzma Yehudit

Tête de liste
Itamar Ben Gvir
% des voix
5,7 %
Sièges
7

Yahadout HaTorah

Tête de liste
Yaakov Asher
% des voix
5,5 %
Sièges
7

Shas

Tête de liste
Arié Déri
% des voix
5,3 %
Sièges
6

Sionisme religieux-Zehout

Tête de liste
Bezalel Smotrich
% des voix
5,1 %
Sièges
6

Vue d'ensemble : les 120 sièges de la 26e Knesset, regroupés par grandes familles politiques. Survolez ou touchez un point pour voir la liste et son nombre de sièges.

Liste unifiée (Hadash-Taal-Balad) — 11 siègesListe unifiée (Hadash-Taal-Balad) — 11 siègesListe unifiée (Hadash-Taal-Balad) — 11 siègesListe unifiée (Hadash-Taal-Balad) — 11 siègesListe unifiée (Hadash-Taal-Balad) — 11 siègesListe unifiée (Hadash-Taal-Balad) — 11 siègesListe unifiée (Hadash-Taal-Balad) — 11 siègesListe unifiée (Hadash-Taal-Balad) — 11 siègesListe unifiée (Hadash-Taal-Balad) — 11 siègesListe unifiée (Hadash-Taal-Balad) — 11 siègesListe unifiée (Hadash-Taal-Balad) — 11 siègesRaam — 8 siègesRaam — 8 siègesRaam — 8 siègesRaam — 8 siègesRaam — 8 siègesRaam — 8 siègesRaam — 8 siègesRaam — 8 siègesLes Démocrates — 8 siègesLes Démocrates — 8 siègesLes Démocrates — 8 siègesLes Démocrates — 8 siègesLes Démocrates — 8 siègesLes Démocrates — 8 siègesLes Démocrates — 8 siègesLes Démocrates — 8 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesYashar — 21 siègesBeyahad (Bennett-Lapid) — 12 siègesBeyahad (Bennett-Lapid) — 12 siègesBeyahad (Bennett-Lapid) — 12 siègesBeyahad (Bennett-Lapid) — 12 siègesBeyahad (Bennett-Lapid) — 12 siègesBeyahad (Bennett-Lapid) — 12 siègesBeyahad (Bennett-Lapid) — 12 siègesBeyahad (Bennett-Lapid) — 12 siègesBeyahad (Bennett-Lapid) — 12 siègesBeyahad (Bennett-Lapid) — 12 siègesBeyahad (Bennett-Lapid) — 12 siègesBeyahad (Bennett-Lapid) — 12 siègesIsraël Beitenou — 7 siègesIsraël Beitenou — 7 siègesIsraël Beitenou — 7 siègesIsraël Beitenou — 7 siègesIsraël Beitenou — 7 siègesIsraël Beitenou — 7 siègesIsraël Beitenou — 7 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesLikoud — 27 siègesYahadout HaTorah — 7 siègesYahadout HaTorah — 7 siègesYahadout HaTorah — 7 siègesYahadout HaTorah — 7 siègesYahadout HaTorah — 7 siègesYahadout HaTorah — 7 siègesYahadout HaTorah — 7 siègesShas — 6 siègesShas — 6 siègesShas — 6 siègesShas — 6 siègesShas — 6 siègesShas — 6 siègesSionisme religieux-Zehout — 6 siègesSionisme religieux-Zehout — 6 siègesSionisme religieux-Zehout — 6 siègesSionisme religieux-Zehout — 6 siègesSionisme religieux-Zehout — 6 siègesSionisme religieux-Zehout — 6 siègesOtzma Yehudit — 7 siègesOtzma Yehudit — 7 siègesOtzma Yehudit — 7 siègesOtzma Yehudit — 7 siègesOtzma Yehudit — 7 siègesOtzma Yehudit — 7 siègesOtzma Yehudit — 7 sièges120sièges

61 sièges nécessaires pour gouverner.

Touchez un point ou une famille pour le détail.

Regroupement par grandes familles, selon les catégories du guide Politique d'OlimAid. Le positionnement de certaines listes varie selon les sources : Yashar est décrit comme « centre » ou « centre-droit », et Raam, parti islamo-conservateur, est classé ici avec les partis arabes.

Trois chiffres pour situer ces résultats par rapport à 2022 : le Likoud passe de 32 à 27 sièges, Shas de 11 à 6, et la participation grimpe à 77,9 %, contre 70,6 % en 2022. La hausse est particulièrement marquée chez les électeurs arabes, ce qui explique le score record des deux listes arabes.

En Israël, le soir des élections, on ne regarde pas seulement qui arrive en tête : on additionne les sièges des partis qui peuvent gouverner ensemble. C'est ce qu'on appelle les « blocs » (Goush). Et cette fois, l'addition ne tombe juste pour personne.

Les trois ensembles de la nouvelle Knesset

Bloc du gouvernement sortant

Listes
Likoud, Otzma Yehudit, Yahadout HaTorah, Shas, Sionisme religieux-Zehout
Sièges
53

Opposition sioniste

Listes
Yashar, Beyahad, Les Démocrates, Israël Beitenou
Sièges
48

Listes arabes

Listes
Liste unifiée, Raam
Sièges
19

Majorité nécessaire

Listes
Sièges
61

"53 d'un côté, 48 de l'autre, 19 au milieu : le 27 octobre, Israël a distribué les cartes sans désigner de gagnant."

Le bloc de Benjamin Netanyahu perd sa majorité : il avait obtenu 64 sièges en 2022, il en a 53, soit 8 de moins que la majorité. L'opposition sioniste, emmenée par Gadi Eisenkot, en a 48 : avec les deux listes arabes, elle atteindrait 67 sièges, mais la plupart de ses dirigeants ont exclu de gouverner en s'appuyant sur elles.

Résultat : aucune majorité « naturelle » ne se dessine. Quelques partis charnières, comme Israël Beitenou, Yahadout HaTorah ou Raam, peuvent devenir décisifs.

Lors des consultations, chaque liste dit au Président quel député elle recommande pour former le gouvernement. Le Président confie ensuite le mandat à celui qui a, selon lui, le plus de chances de réunir une majorité.

Attention à un piège fréquent : recommander quelqu'un ne veut pas dire entrer dans sa coalition. Une liste peut recommander Gadi Eisenkot pour écarter Benjamin Netanyahu, sans pour autant siéger dans son gouvernement, ni que lui accepte de dépendre d'elle. Le nombre de recommandations décide donc de qui essaie en premier, pas de qui réussit.

Recommandations au Président, faites ou annoncées au 5 novembre au matin (Ynet, Jerusalem Post, Anadolu)

Gadi Eisenkot

Listes
Yashar, Beyahad, Les Démocrates, Israël Beitenou, Raam (annoncé)
Sièges
56

Benjamin Netanyahu

Listes
Likoud, Otzma Yehudit, Shas, Sionisme religieux
Sièges
46

Pas encore engagés

Listes
Liste unifiée (attendue pour Eisenkot), Yahadout HaTorah
Sièges
18

Personne ne sait aujourd'hui quel gouvernement sortira des négociations. Voici les principales options évoquées par les partis et la presse, avec l'arithmétique de chacune. Elles sont présentées sans ordre de probabilité.

Le principe

Benjamin Netanyahu garde ses alliés actuels et convainc un ou plusieurs partis de l'opposition de le rejoindre.

L'arithmétique

Il manque 8 sièges. Même avec Israël Beitenou (7), le bloc n'atteindrait que 60 sièges : il faudrait au moins deux partis, ou des défections de députés.

Le point de blocage

Avigdor Liberman exclut de rejoindre Benjamin Netanyahu, et les autres partis d'opposition ont fait campagne contre le gouvernement sortant.

Le principe

Gadi Eisenkot reçoit le mandat et forme une coalition autour de l'opposition sioniste.

L'arithmétique

Il manque 13 sièges. Avec Raam (8), on arrive à 56 ; il faudrait aussi la Liste unifiée, Yahadout HaTorah ou des partis du bloc sortant.

Le point de blocage

Avigdor Liberman refuse un gouvernement qui dépendrait des partis arabes ou ultra-orthodoxes, et Yahadout HaTorah exige une loi sur l'exemption du service militaire.

Le principe

Un gouvernement avec moins de 61 députés peut être investi si certains partis, sans y entrer, s'abstiennent lors du vote de confiance.

L'exemple évoqué

Selon Ynet, Gadi Eisenkot étudie une telle formule avec l'abstention de Yahadout HaTorah et le soutien de Raam ; des responsables de Yahadout HaTorah la jugent très peu probable.

Le point de blocage

Un tel gouvernement est fragile : chaque vote important, à commencer par le budget, devient une négociation.

Le principe

Les deux premiers partis gouvernent ensemble, souvent avec une rotation au poste de Premier ministre, comme en 2020 entre Benjamin Netanyahu et Benny Gantz.

L'arithmétique

Likoud et Yashar font 48 sièges : il faudrait y ajouter d'autres partis, comme Beyahad ou les partis ultra-orthodoxes.

Le point de blocage

Gadi Eisenkot a demandé à Benjamin Netanyahu de se retirer, et Itamar Ben Gvir a mis en garde contre une telle union.

Le principe

Si aucun député ne réunit de majorité dans les délais légaux, la Knesset est dissoute et de nouvelles élections sont convoquées, en général environ trois mois plus tard.

Le précédent

C'est ce qui s'est passé à répétition entre 2019 et 2022 : cinq élections en moins de quatre ans.

Pendant toute cette période, le gouvernement sortant reste en place comme gouvernement de transition (Memshelet Maavar), avec Benjamin Netanyahu comme Premier ministre. Il gère les affaires courantes et la sécurité. Pour donner un ordre de grandeur : en 2022, le gouvernement a prêté serment le 29 décembre, presque deux mois après le vote.

Du vote au nouveau gouvernement

1

Vote (27 octobre)

→Participation de 77,9 %, contre 70,6 % en 2022.

Fait

2

Résultats officiels (30 octobre)

→Publiés par la Commission centrale des élections après le comptage des doubles enveloppes.

Fait

3

Consultations du Président (4-5 novembre)

→Les résultats sont remis au Président Isaac Herzog, qui reçoit ensuite chaque liste élue, en commençant par les plus petites. Chacune lui dit quel député elle recommande pour former le gouvernement. Il a appelé les partis à venir « l'esprit ouvert et le cœur ouvert » pour trouver des « solutions créatives » et éviter de nouvelles élections.

Prochaine étape

4

Prestation de serment de la Knesset (mardi 10 novembre)

→Les 120 députés de la 26e Knesset prêtent serment. L'élection du président de la Knesset sera le premier test de force entre les camps.

À venir

5

Mandat de formation (au plus tard le 11 novembre)

→Le Président confie la mission au député qui a le plus de chances de réunir 61 voix. Il a 28 jours, prolongeables de 14 : jusqu'à fin décembre au maximum.

À venir

6

Si ça échoue (début 2027)

→Le mandat peut passer à un autre député (28 jours), puis la Knesset elle-même a 21 jours pour trouver un candidat soutenu par 61 députés. Sinon : nouvelles élections.

À venir

Dans l'immédiat : rien. Vos droits ne dépendent pas du résultat d'une élection. Le Sal Klita continue d'être versé ; le Misrad HaAliyah, le Bitouah Leumi, votre Koupat Holim et les municipalités fonctionnent normalement ; les règles fiscales en vigueur restent les mêmes.

À moyen terme, en revanche, le futur gouvernement pèsera sur des sujets très concrets pour les nouveaux immigrants : le budget 2027 (et donc les crédits de l'intégration, de l'Oulpan ou du logement), la fiscalité, la reconnaissance des diplômes, la loi sur le service militaire. Si le budget 2027 n'est pas voté avant le 1er janvier, l'État fonctionne en attendant sur la base du budget précédent, reconduit mois par mois.

Si vous n'avez pas pu voter cette fois-ci, par exemple parce que vous êtes arrivé après l'arrêt du registre électoral, vous serez automatiquement inscrit pour le prochain scrutin.

Les informations des prochaines semaines vont tourner autour de ces mots.

Petit lexique hébreu-français de l'après-scrutin

גוש

Prononciation
Goush
Sens
Un bloc : l'ensemble des partis qui peuvent gouverner ensemble

מעטפות כפולות

Prononciation
Maatafot kfoulot
Sens
Les doubles enveloppes, comptées en dernier

תוצאות רשמיות

Prononciation
Totsaot rishmiyot
Sens
Les résultats officiels

המלצות

Prononciation
Hamlatsot
Sens
Les recommandations des partis au Président

מנדט להרכבת ממשלה

Prononciation
Mandat leharkavat memshala
Sens
Le mandat confié pour former le gouvernement

הסכם קואליציוני

Prononciation
Heskem koalitsioni
Sens
Un accord de coalition

ממשלת מעבר

Prononciation
Memshelet maavar
Sens
Le gouvernement de transition

ממשלת אחדות

Prononciation
Memshelet ahdout
Sens
Un gouvernement d'union

ממשלת מיעוט

Prononciation
Memshelet miout
Sens
Un gouvernement minoritaire

יושב ראש הכנסת

Prononciation
Yoshev Rosh HaKnesset
Sens
Le président de la Knesset

השבעה

Prononciation
Hashbaa
Sens
La prestation de serment
Qui a gagné les élections israéliennes de 2026 ?

Personne pour l'instant. Le Likoud de Benjamin Netanyahu est le premier parti (27 sièges), mais ni son bloc (53 sièges) ni l'opposition sioniste menée par Gadi Eisenkot (48 sièges) n'atteint la majorité de 61. Le vainqueur sera celui qui réussira à former une coalition.

Qui est Premier ministre en ce moment ?

Benjamin Netanyahu, à la tête d'un gouvernement de transition, jusqu'à ce qu'un nouveau gouvernement obtienne la confiance de la nouvelle Knesset.

Les résultats sont-ils définitifs ?

Oui. La Commission centrale des élections a publié les résultats officiels le 30 octobre 2026, après le comptage des doubles enveloppes. L'enquête du Shin Bet sur des soupçons de financement étranger ne les remet pas en cause à ce stade.

Le parti arrivé en tête forme-t-il forcément le gouvernement ?

Non. Le Président confie le mandat au député qui a le plus de chances de réunir 61 voix, d'après les recommandations des partis. En 2021, par exemple, le gouvernement a été formé par Naftali Bennett, dont le parti n'avait que 7 sièges.

Va-t-on revoter ?

C'est possible, mais pas automatique. De nouvelles élections ne sont convoquées que si aucun député ne parvient à former un gouvernement dans les délais légaux, ce qui prendrait plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Mes aides d'Olé sont-elles menacées par la crise politique ?

Non, pas dans l'immédiat. Le Sal Klita, les droits au Bitouah Leumi et les services publics continuent normalement pendant la période de transition.

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